Chapitre 3 Item 34 – UE 2 – Anomalies du cycle menstruel. Métrorragies

I.       Pour comprendre

II.    Tableau clinique

III. Traitement

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Objectifs pédagogiques

*  Diagnostiquer une aménorrhée (cf. chapitre 9 « Aménorrhée », une ménorragie, une métrorragie (cf. chapitre 10 « Hémorragies génitales chez la femme »).

*  Reconnaître et traiter un syndrome prémenstruel.

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I Pour comprendre

A Définition

Le syndrome prémenstruel (SPM) représente la gêne fonctionnelle la plus fréquemment signalée par les femmes (30 à 40 %).

Il s’agit d’un ensemble de manifestations bénignes pouvant intéresser tous les appareils, et dont le seul point commun est leur caractère cyclique, apparaissant dans les jours qui précèdent les règles pour disparaître au début ou au cours de la menstruation.

Les symptômes s’installent souvent à la suite de difficultés ou de chocs psychologiques, et leur évolution, leur sévérité au fil des cycles, sont rythmées par les événements de la vie psycho-affective et les épisodes de la vie génitale. Cette dimension est à prendre en compte dans l’abord de la thérapeutique, et l’appréciation de son efficacité.

B Physiopathologie

L’élément essentiel semble être la perméabilité capillaire avec constitution d’un œdème tissulaire interstitiel notamment mammaire (mastodynie), cérébral (manifestations neuropsychologiques) et péritonéocolique (troubles abdomino-pelviens), secondaires à une hyperœstrogénie relative.

II Tableau clinique

Il existe trois principaux signes :

         mammaires : il s’agit au minimum d’une simple mastodynie mais les seins peuvent être réellement douloureux et tendus ;

         abdomino-pelviens : ballonnement abdominal plus ou moins prononcé, toujours gênant, souvent associé à un trouble du transit avec parfois une prise de poids de 3–4 kg ;

         psychiques : irritabilité, anxiété, syndrome dépressif.

III Traitement

Il comprend :

         des mesures hygiéno-diététiques avec réduction des excitants (café, tabac, alcool), diminution des sucres à élimination rapide au profit des sucres lents ;

         des diurétiques (antialdostérone) peuvent être utilisés en cas d’éléments œdémateux prédominant ;

         des progestatifs : progestatifs de synthèse (démégestone, rétroprogestérone) à raison de 2 à 3 comprimés par jour en commençant 2 à 3 jours avant la date d’apparition habituelle des symptômes, jusqu’à la veille de la date présumée des règles. En cas de mastodynies isolées, on peut utiliser les préparations locales (gel de progestérone) ;

         des œstroprogestatifs pour mettre l’ovaire au repos et substituer un climat hormonal artificiel. On choisira une formulation à climat progestatif dominant, ne comportant pas plus de 30 microgrammes d’éthinylestradiol. Il est également possible d’utiliser une pilule monophasique en continu (c’est-à-dire, sans faire l’arrêt de 7 jours), deux ou trois mois d’affilée, ou utilisant comme progestatif la drospirénone ;

         plus rarement :

        les antidépresseurs sérotoninergiques peuvent être également indiqués. Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont efficaces sur les symptômes prémenstruels, physiques et émotionnels, et sont proposés comme traitement de premier choix dans le syndrome prémenstruel dysphorique. Les effets indésirables de ces différents ISRS consistent surtout en nausées, fatigue, insomnie, sédation et troubles de la libido,

        les autres psychotropes : d’autres antidépresseurs tels que la clomipramine et la nortriptyline semblent également efficaces dans le traitement du trouble prémenstruel dysphorique.

Les anxiolytiques ne sont pas recommandés de manière systématique, notamment en raison du risque de tolérance et de dépendance.

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Points clés

         Le syndrome prémenstruel est fréquent (30–40 %).

         Les trois principales composantes cliniques sont : des mastodynies, un ballonnement abdominal et des troubles de l’humeur.

         Le diagnostic est clinique : apparition des symptômes en période prémenstruelle.

         Le traitement repose sur des mesures hygiénodiététiques et les progestatifs essentiellement.

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Pour en savoir plus

Benjelloun G, Pelissolo A. Troubles dysphoriques prémenstruels : diagnostic et traitements médicamenteux. Ann Méd-Psychol 2003; 161 : 351–8. http://www.sciencedirect.com/science?_ob=MImg&_imagekey=B6X0W-493NTN5-1-3&_cdi=7225&_user=592857&_pii=S0003448703000143&_orig=search&_coverDate=07%2F01%2F2003&_sk=998389994&view=c&wchp=dGLbVzzzSkzS&md5=f7d7c685f69ef913afedd814f1894d44&ie=/sdarticle.pdf.

Quéreux C, Bory J. Contraception, fertilité et sexualité. CHU de Montpellier; 1997. http://www.chumontpellier.fr/publication/inter_pub/R75/A3065/PrQUEREUX_SYNDROME%20PREMENSTRUEL.pdf.