2019/2018 / 2017  
 

Actualités du CNGOF



Les Brèves 53 du CNGOF (nov 2018)

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Journées Pari(s) Santé Femme à Paris du 29 au 31 janvier 2020
UNE ALLIANCE DE 15 SOCIÉTÉS SAVANTES POUR LA SANTÉ DES FEMMES
15 associations du médical et du paramédical vous donnent rendez-vous le 29, 30 et 31 Janvier 2020 à Paris pour le 1er Congrès Scientifique annuel qui rassemble toutes les professions autour de la santé des femmes :
Médecins, chercheurs, sages-femmes, infirmières, kinésithérapeutes, psychologues, sexologues, internes et étudiants ...



ANSM rappelle que la tériflunomide (Aubagio, Sanofi) ne doit donc pas être prescrit pendant la grossesse

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fait un point sur la prescription de tériflunomide (Aubagio, Sanofi), et rappelle en particulier que ce traitement de la sclérose en plaques (SEP) présente des effets tératogènes et embryotoxiques et ne doit donc pas être prescrit pendant la grossesse.

En outre, il possède une cinétique particulière, faisant que le tériflunomide peut persister de 8 mois à 2 ans dans l'organisme même après l'arrêt du traitement. En conséquence, en cas de désir de grossesse chez une patientes sous tériflunomide, ou de survenue d'une grossesse non planifiée, le traitement par Aubagio doit être arrêté et une procédure d'élimination (protocole spécifique à base de colestyramine ou de charbon actif) accélérée doit être entreprise.

Ce rappel fait suite à la publication récente des résultats d'une étude de cohorte qui a rapporté un nombre trop élevé de femmes enceintes exposées à ce médicament. Réalisée par la plateforme de pharmacoépidémiologie PEPS à Rennes, cette étude, menée à partir des données du Système national des données de santé, a inclus 44 008 femmes en âge de procréer atteintes de SEP, entre le 1er août 2014 et le 31 décembre 2016. Elles ont été réparties en 3 groupes selon leur traitement : tériflunomide, interférons ou acétate de glatiramère, ou aucun traitement. Les analyses ont montré que 2 639 grossesses ont été recensées durant cette période ; et parmi elles 47 dont les femmes ont été exposées au tériflunomide. Pour les 47 grossesses, la procédure d'élimination accélérée n'avait pas été réalisée ou de manière incorrecte (durée insuffisante ou tardive).
Sources :
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), 15 janvier 2019.


10 janvier 2019
Professeur Michel Delecour
Le CNGOF rend hommage au Professeur Michel DELECOUR
Le professeur Michel Delecour est décédé le 6 janvier 2019 dans sa 94e année. Reçu au concours de l’internat en 1947 il est nommé Maître de conférence et Praticien hospitalier en 1963. Il exercera toute sa carrière jusqu’à sa retraite en 1993 au CHU de Lille  en tant que Chef de service de la Maternité Henri Salengro.
Il a, avec clairvoyance et un sens aigu de l’organisation, créé une école de rayonnement national et international accompagnant voire anticipant les progrès de notre spécialité en obstétrique avec la surveillance fœtale, l’échographie, le diagnostic antenatal puis la médecine fœtale, le rapprochement de l’obstétrique et de la néonatalogie. En gynécologie il conduisit son équipe au développement de la médecine de la reproduction, la cœlioscopie, la cœliochirurgie  et l’intégration de l’oncologie.
Il participa à la promotion menée par le professeur Jacques Varangot d’une spécialité chirurgicale de gynécologie et obstétrique indépendante, dont le socle fut la création en 1971 du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français. 
Dès sa conception, le CNGOF eut pour objectifs l’organisation de la profession, la formation post-universitaire, la reconnaissance par les pouvoirs publics.
Il s’investira avec son équipe dans la formation d’universitaires dans plusieurs états de l’Afrique de l’Ouest, du Maroc et de la Tunisie.
Michel Delecour sera entre 1981 et 1984, après Roger Henrion, le quatrième président du CNGOF.
Avec ses compagnons de la première heure Pierre Muller, Michel Chartier, Henri Serment, Robert Gandar, Roger Henrion, nous lui sommes redevables de l’évolution toujours en pointe de la gynécologie-obstétrique, de la volonté de rassembler tous les aspects de notre discipline, d’être l’interlocuteur des instances politiques et sanitaires en charge de la santé des femmes.
Jusqu’à ses derniers jours, il s’intéressa à notre spécialité et ses problèmes pour prendre la défense de ceux qui en subissaient les conséquences.

Francis Puech - Président d’honneur du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français